Les conditions de l’investissement financier ont radicalement changé ces dernières années. Il est désormais très difficile d’allier « performance » et « sécurité ». Mettons ces concepts de côté pour aborder le sujet avec une autre grille d’analyse : celle de la flexibilité et de la volatilité.

 

Tout choix en matière d’investissement financier résulte d’un arbitrage entre le risque que vous acceptez de prendre… et l’objectif (ou le souhait !) de performance pour votre placement. Jusqu’à une période récente les choses étaient claires : le fonds en euros de votre contrat d’assurance-vie assurait une performance honorable, et ceci sans prise de risque particulière !

 

Mais tout a changé ! Les fonds en euros n’offrent plus aujourd’hui un niveau de rémunération satisfaisant. Et cela risque de durer… La multiplicité des crises (économiques, écologiques, financières, souveraines : Grèce, Portugal et autres)  et leur caractère souvent imprévisible rendent le choix d’un investissement particulièrement difficile. Alors que faire ?

 

Examiner la volatilité …

Une première piste : l’examen attentif de la volatilité. Il s’agit de mieux comprendre le risque pris avec l’investissement concerné, un élément majeur pour chacun d’entre nous, surtout en ce moment. La volatilité ? C’est tout simplement la mesure du risque d’un titre, ou encore « la mesure de l’amplitude de variation de ce titre par rapport à un indice de référence sur une période donnée ». Plus ce chiffre est important, plus le risque pris est élevé. Exemple : un fonds actions peut avoir une volatilité de l’ordre de 20%, voire beaucoup plus pour les fonds sur marchés émergents, ou ceux qui supportent un risque de change. Un fonds obligataire, beaucoup moins risqué, aura en général une volatilité de 5 à 7%.

 

… et étudier la flexibilité

On peut aussi s’intéresser à la flexibilité, c’est à dire la liberté accordée au gérant du fonds dans sa gestion. Les unités de compte (ou « UC ») sont traditionnellement créées en fonction de leur nature : thématique, sectorielle, géographique … Cela limite, bien sûr, la liberté du gérant au domaine qui lui est strictement défini au départ. Les fonds dits « flexibles », au contraire, limitent beaucoup moins voire quasiment pas la marge de manœuvre du gérant du fonds dans son allocation d’actifs. Il peut donc agir en fonction de ses convictions, tous types d’actifs confondus.

 

Une astuce pour repérer les fonds flexibles

Vous vous demandez comment repérer les fonds flexibles dans les listes d’OPCVM que vous pouvez trouver sur le web ?

Vous pouvez les toper dans des libellés d’OPCVM tels que : « Performance Absolue », « Actions diversifiées – Equilibré taux/actions », « Actions Diversifié–Dominante Taux » ou  « Actions Diversifié-Dominante Actions »…

 

Volatilité et flexibilité : deux clefs pour scanner vos investissements financiers

Moralité, toute provisoire : le défi pour vous, c’est de rechercher les fonds flexibles les moins volatils en examinant également les performances passées des dits fonds, sachant que bien sûr « les performances passées ne présument pas des performances futures »… 

 

A lire aussi sur le blog :

 

A lire également sur le site internet :