L’objectif d’un patrimoine financier équilibré est de sécuriser le capital en cas de marchés chahutés et de le dynamiser en cas de hausse à un horizon de moyen terme.

 

Pour cela, l’investisseur devra composer son portefeuille en fonction de son profil de risque et de ses attentes en termes de rendement, en mixant les trois grandes classes d’actifs que sont :

  • les actions,
  • les obligations,
  • et les  titres ou produits monétaires.

 

C’est le principe de la diversification et de la fameuse règle d’or qui vise à « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». Ensuite, en fonction de la sensibilité au risque, des convictions, d’anticipations, il reste à déterminer la répartition entre chacune des classes d’actifs. C’est l’allocation d’actifs.

 

Le plus souvent, un portefeuille équilibré est constitué à 50 % d’actions, 40 % de produits de taux et 10 % de liquidités. Le curseur bougera en fonction de la conjoncture. Les actions peuvent apporter le surplus de rendement, les obligations amortissent le choc et assurent des revenus. Quant aux supports monétaires, actifs plus liquides, il est utile d’en avoir afin de saisir des opportunités d’achat pour renforcer telle ou telle classe d’actifs ou en intégrer de nouvelles, à petite dose, comme les matières premières.

 

Il convient également de réaliser une diversification à l’intérieur de chaque poche. Sur les actions, on peut investir par zones géographiques (Europe, zone euro, Etats-Unis, Japon, pays émergents), secteurs (automobile, financier, immobilier, télécom…), tailles des capitalisations (grandes, moyennes ou petites valeurs), style de gestion (valeurs de rendement, de croissance, décotées).

 

Pour ce qui est des obligations, il faut à la fois diversifier ses investissements en termes d’émetteurs, en sélectionnant les mieux notés (c’est-à-dire présentant un risque de défaut quasi nul), mais aussi en fonction des échéances afin de pouvoir libérer du capital. Il est par ailleurs possible de diversifier le portefeuille avec des obligations d’Etat ou des obligations d’entreprises.

 

En termes de supports, différentes solutions sont proposées. L’investisseur peut souscrire à un fonds profilé, dit équilibré. Ce type de produit permet de profiter, dans un seul placement, d’une diversification instantanée et d’une approche simplifiée au sein des trois grandes classes d’actifs.  Ainsi, en fonction de son horizon de  placement et de son aversion au risque , il sera possible de moduler  la proportion d’allocation d’actifs sur les différents types de  supports.  Cela permet aussi de se décharger de toute contrainte de gestion, puisque le fonds est formaté.

Autre solution : construire son portefeuille en sélectionnant un par un les fonds pour chaque classe d’actifs. Pour les produits actions, ces supports peuvent être placés dans un PEA (plan d’épargne actions). Cela ne concerne pas seulement les fonds investis sur la zone euro ou l’Europe.

 

Les fonds actions, obligataires et monétaires sont aussi éligibles dans un compte titres ou dans un contrat d’assurance-vie en unités de compte.

 

 

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