A chaque période de la vie ses préoccupations et projets dédiés : études, achat immobilier, protection familiale, retraite, succession, etc. La situation personnelle, et donc l’âge, sont des données essentielles pour faire son choix parmi une palette de placements toujours plus importante. Que vous soyez étudiant, actif ou retraité, il existe des combinaisons gagnantes pour faire fructifier votre patrimoine intelligemment.

 

Au cours de sa vie, un individu connait des événements qui influencent son comportement en matière d’épargne (études, mariage, enfants, retraite, etc.) et qui ont un impact sensible sur la stratégie patrimoniale mise en place.

 

Mais, question placement, comment être certain de ne pas se tromper ?

 

Un point de départ consiste à hiérarchiser ses besoins et objectifs du court au long terme. Les questions suivantes peuvent aider à y parvenir : quels sont vos besoins actuels ? Ont-ils évolué ? Quels sont vos projets futurs ? Sur quelle(s) durée(s) souhaitez-vous épargner ?

 

Pour alimenter votre réflexion, voici cinq situations courantes accompagnées de conseils pour épargner au mieux.

 

Je suis étudiant

Frais de scolarité, logement, sorties, vacances, la vie étudiante est source de nombreuses dépenses malgré un budget qui reste le plus souvent limité. Pour autant, l’épargne, aussi minime soit-elle, reste opportune dans cette tranche de vie. Pour exemple, en plaçant ne serait-ce que 45€ chaque mois pendant 5 ans, il est déjà possible de se constituer une belle épargne de précaution.

 

Quels produits choisir ? Entre 12 et 25 ans, le livret jeune est particulièrement attractif. Il permet de placer jusqu’à 1600€ avec un taux librement fixé par la banque, en général assez généreux. De plus, comme le livret A, les sommes versées sont exonérées d’impôts et de prélèvements sociaux.

 

Si vous en avez les moyens, il peut être judicieux de souscrire d’autres produits d’épargne de base. Le livret A, à la fiscalité avantageuse, permet par exemple de disposer de liquidités rapidement en cas de besoin.

 

Enfin, pour ne pas être tenté de piocher dans ses économies, et préparer l’achat d’un logement, l’ouverture d’un PEL peut être envisagée : les fonds placés sont « bloqués » pendant 4 ans minimum, produisent des intérêts et permettent d’obtenir des droits à prêt épargne logement.

 

Je suis jeune actif (20 à 40 ans)

Des rentrées d’argent plus régulières, des capacités d’épargnes supérieures, c’est le moment idéal pour bâtir une solide stratégie patrimoniale. Achat d’un logement, d’une voiture, protection de la famille, ces projets doivent être soutenus par des placements biens choisis. Attention, même si la retraite est encore loin, la préparer dès maintenant c’est partir gagnant le moment venu.

 

Premièrement, il est important de se prémunir contre les «coups durs». Si ce n’est pas déjà fait, mettez en place une épargne de précaution : réservez chaque mois une somme dédiée à déposer sur des produits d’épargne qui permettent des retraits avec un minimum de pénalités en cas de besoin (les livrets en particulier).

 

Ensuite, c’est le moment de vous tourner vers l’investissement immobilier. En effet, c’est l’un des rares investissements qui peut être fait à crédit*, donc potentiellement sans avoir à piocher dans son épargne. Que ce soit pour votre résidence principale ou pour mettre un bien en location, l’immobilier reste un investissement important. Vous apprécierez d’autant plus le fait de ne plus payer de loyer ou de percevoir un complément de revenu lors de votre départ en retraite !

 

Enfin, vous pouvez d’ores et déjà épargner avec l’assurance vie. Pour les jeunes actifs, c’est un placement idéal : souple, sécurisé, doté d’avantages fiscaux et successoraux. Et si vous avez besoin de liquidités, les sommes déposées ne sont pas bloquées contrairement aux idées reçues. En revanche, il faut compter 8 ans sans retrait pour que le contrat arrive à maturité fiscalement.

 

Je suis actif confirmé (40 à 55 ans)

Généralement, cette tranche de vie est la plus lucrative : situation professionnelle stable, salaire au plus haut, les capacités d’épargne sont maximales. Profitez-en pour diversifier votre patrimoine en répartissant vos investissements sur des supports variés. Vous ferez ainsi baisser votre risque. Pensez aussi à l’optimisation fiscale et à la prévoyance. La retraite approchant, il est maintenant indispensable de conforter, voire de mettre en place des solutions d’épargne adaptées.

 

Si vous possédez déjà un contrat d’assurance vie à votre nom, pourquoi ne pas en ouvrir un autre ? Contrairement au livret A ou au PEL, la loi n’impose aucune limite dans le nombre d’assurance vie détenue par personne. Bien exploitée, cette particularité permet d’optimiser les rendements de ses contrats et leur fiscalité.

 

Avez-vous pensé au Plan d’Epargne en Actions (PEA) ? Plafonné à 150 000 €, ce produit devient particulièrement intéressant dès lors qu’il acquiert 5 ans d’ancienneté. Après cette période, vous bénéficiez d’un régime fiscal avantageux : les sommes versées et les plus-values associées sont totalement exonérées de l’impôt sur le revenu, mais supportent les prélèvements sociaux.

 

Vous payez trop d’impôt ? Des moyens simples existent pour défiscaliser vos revenus. L’investissement immobilier se révèle être une solution intéressante : investissement locatif dans le neuf (loi Pinel) pour réduire son impôts sur le revenu jusqu’à 63 000 €, achat de la nue-propriété d’un bien ou de parts de SCPI pour réduire sa taxation ISF, SCPI Malraux ou en déficit foncier, Loueur en Meublé Non Professionnels (LMNP) pour percevoir des revenus défiscalisés sur une longue période…

 

Pensez également aux PERP (ouvert à tous) ou au contrat Madelin (réservé aux indépendants), des produits d’épargne retraite qui offrent l’avantage de défiscaliser ses revenus actuels. Pour ces deux produits, le principe est le même : les fonds investis sont récupérés à votre départ en retraite, sous forme de rente imposable.

 

Côté prévoyance, il existe une multitude de produits qui couvrent les risques auxquels nous sommes tous soumis : maladie, décès, invalidité, etc. Ces derniers peuvent être complétés par des solutions patrimoniales telles que l’assurance « vie-entière ». La combinaison choisie devra privilégier avant tout le maintien de votre niveau de vie, la préservation de votre cadre de vie, ainsi que la sécurité financière de vos proches.

 

Je suis en fin de carrière ou à la retraite (à partir de 55 ans)

Dans une configuration optimale, cette période est marquée par la disparition de postes de dépenses importants : les enfants sont indépendants, vos crédits touchent à leur fin et votre résidence principale vous appartient. De plus, avec de bonnes précautions (PERP, Madelin, assurance vie, etc.), la baisse de revenus consécutive à votre départ en retraite a été tout au moins partiellement compensée.

 

Naturellement, c’est aussi le moment de préparer votre succession en prenant des mesures pour optimiser la transmission de votre patrimoine. Comment assurer l’avenir de vos proches une fois que vous ne serez plus là ? Si votre patrimoine est important, il est plus intéressant de commencer à le transmettre dès votre vivant. En effet, en effectuant des donations à intervalles réguliers, vous donnez la possibilité à vos proches de bénéficier des abattements fiscaux prévus par la loi (par exemple, jusqu’à 31 865€ par grand parent sans conditions tous les 15 ans et par petit enfant, et 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans).

 

Si vous souhaitez gratifier une association ou une fondation reconnue d’utilité publique, vous pouvez faire des libéralités pour alléger votre fiscalité. Point important, si vous souhaitez avantager un tiers, quel qu’il soit, sans toutefois déshériter vos enfants, l’assurance vie est une solution intéressante. Il suffit de désigner cette personne en tant que bénéficiaire de votre contrat. A votre décès, et si vous avez versé les sommes avant vos 70 ans, celle-ci bénéficiera d’un abattement de 152 500€ avant taxation sur la somme reçue.

 

Enfin, si vous avez déjà souscrit plusieurs contrats d’assurance vie et optimisé votre fiscalité, le contrat de capitalisation peut s’avérer particulièrement intéressant. C’est un outil de gestion de patrimoine complémentaire à l’assurance vie dans le cadre de la gestion et de la transmission de votre patrimoine. En effet, contrairement à l’assurance vie, le contrat de capitalisation peut être transmis par donation, bénéficiant ainsi des abattements légaux (par exemple : 100 000 € par enfant et par parent tous les 15 ans).

 

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* Un crédit vous engage et doit être remboursé. Il convient de vérifier vos capacités de remboursement avant de vous engager.