Le professionnel libéral qui souhaite construire un patrimoine équilibré doit composer avec une spécificité essentielle : il dispose de deux « patrimoines » pas complètement distincts, un patrimoine à titre privé et un patrimoine professionnel.

 

Parmi ses actifs personnels peuvent compter la résidence principale, un contrat d’assurance-vie, tandis que ses actifs professionnels seront constitués de ses locaux, d’une clientèle, etc… Le mode d’exercice de son activité va lui permettre de développer plusieurs types de stratégies patrimoniales.

 

Le choix de la structure du cabinet libéral

Cette première piste d’optimisation permet au professionnel libéral d’exercer à son compte directement, ou au travers d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL). La qualité d’un associé de SELARL lui permet avant tout de bien séparer son patrimoine professionnel de son patrimoine privé, et donc de protéger celui-ci en cas d’éventuelles difficultés financières liées à son activité, sauf en cas de faute professionnelle. Elle lui permet également de panacher de façon optimale rémunération et distribution de dividendes. Enfin, cette structure présente l’avantage de faciliter l’association avec d’autres professionnels et, le moment venu de mettre en place, une cession progressive du cabinet. Le professionnel pourra en outre investir dans sa propre entreprise en bénéficiant d’avantages fiscaux, à savoir une réduction d’impôt sur le revenu au titre de la souscription au capital de la SELARL.

 

L’investissement immobilier dans des locaux professionnels

Pour se constituer un patrimoine, le professionnel libéral peut par exemple choisir d’acquérir ses locaux via une SCI dont il sera associé, qui elle-même les donnera à louer à la SELARL. Il peut également étudier des montages plus sophistiqués et couramment utilisés faisant intervenir un démembrement de propriété. Cette organisation permet de céder temporairement l’usufruit des locaux à la SELARL, et pour le professionnel d’autofinancer son acquisition.

 

Constituer une épargne en vue de sécuriser sa retraite

Le professionnel libéral a accès au dispositif du contrat Madelin, qui lui permet d’épargner tout en réalisant une économie d’impôt significative. Autre possibilité : mettre en place au sein du cabinet libéral un dispositif d’épargne salariale dont pourront bénéficier le professionnel mais aussi ses salariés, via notamment un abondement défiscalisé de l’entreprise.

 

Ces différentes options doivent être étudiées en prenant en considération tous les paramètres patrimoniaux du professionnel libéral : sa situation familiale, son âge, l’existence d’un patrimoine préexistant… De même, ses objectifs doivent entrer en ligne de compte : céder son cabinet ou le transmettre à un enfant, partir tôt à la retraite, continuer d’exercer le plus tard possible, etc… Autant de paramètres qui nécessiteront une analyse personnalisée.

 

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