Elle peut vous paraître encore lointaine, mais la retraite constitue pourtant une étape-clé de votre parcours de vie. Pour bénéficier de bonnes conditions matérielles et financières le moment venu, il vous faut anticiper et structurer votre patrimoine en fonction de vos besoins et objectifs. Et pour affiner votre stratégie, il est essentiel de prendre en compte les spécificités de votre situation professionnelle : salarié, profession libérale, chef d’entreprise…

 

Clarifier vos droits et vos besoins

Le premier réflexe est de chercher à avoir une vision claire de ses droits à la retraite afin de déterminer une stratégie adaptée. Pour faciliter ce travail, le législateur a mis au point un dispositif automatique d’information : le GIP Info-Retraite adresse à chaque assuré à son 35ème, 40ème, 45ème et 50ème, anniversaire un relevé de situation individuelle (RIS), récapitulant les droits acquis auprès de l’ensemble les régimes de retraite dont l’assuré relève. Les assurés âgés de 55 et 60 ans reçoivent en outre une évaluation du montant de leur future retraite.

 

Une fois ces droits évalués, il faut les confronter à vos besoins, qui auront été eux aussi évalués. Les études des enfants seront-elles terminées ? Les acquisitions immobilières remboursées ? Autant que faire se peut, il serait également utile d’avoir une idée de la charge fiscale future, notamment au regard de l’ISF. L’entreprise pourra avoir été vendue ou transmise, et les biens professionnels jusque-là exonérés seront taxés.

Après l’heure du bilan, vient celle de la mise en place de revenus complémentaires, via un support adapté.

 

Si vous êtes salarié

Les salariés peuvent se servir des plans d’épargne institués au sein de leur entreprise comme un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) ou un Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif (PERCO) pour capitaliser en vue de leur retraite :

  • Le PEE permet en effet aux salariés de se constituer une épargne diversifiée à moyen terme. Il peut être alimenté par la participation, l’intéressement, mais aussi par des versements volontaires des salariés. Le cas échéant, les sommes versées peuvent être complétées par un abondement de l’entreprise, bénéficiant d’un régime fiscal et social relativement favorable.
  • Mis en place par accord collectif en complément d’un PEE ou d’un PEI, le PERCO est un dispositif dédié pour permettre aux salariés de se constituer un complément d’épargne en vue de la retraite. Là encore, les sommes versées volontairement, ainsi que celles issues de la participation, peuvent être abondées par l’employeur.

 

Travailleurs Non Salariés (TNS) : de nécessaires compléments

Plus que les autres, les TNS (professions libérales, commerçants, artisans…) ont intérêt à préparer leur retraite, car leur protection est souvent insuffisante. Une façon de se constituer un complément de retraite est de souscrire un contrat Madelin. Réservé aux indépendants, ce contrat permet de constituer une épargne par des versements déductibles des revenus du professionnel. A la retraite, l’épargne est perçue sous forme de rente viagère, soumise aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu.

 

L’assurance-vie reste l’outil le plus complet pour se constituer une épargne longue

En effet, au moment de la retraite, celle-ci peut être récupérée sous forme de capital ou sous forme de rente, cette dernière solution présentant l’avantage que le capital non retiré produit encore des intérêts. Au moment du décès du souscripteur, les capitaux sont  transmise au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) assortie d’une fiscalité avantageuse liée à l’assurance-vie.

 

 

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