A l’heure des présidentielles, que va devenir l’assurance-vie ? Déjà fortement secouée par la crise économique, et par la baisse de rémunération des contrats,  son avenir est suspendu aux positions radicalement opposées de la part des deux candidats au deuxième tour de l’élection présidentielle.

 

D’un côté, la promesse d’une fiscalité inchangée et l’organisation d’un débat…

Une chose est sûre, Nicolas Sarkozy et François Hollande n’ont pas la même position en matière d’assurance-vie. Le premier, s’il est réélu Président de la République, n’envisage pas d’alourdissement de la fiscalité de l’assurance-vie, arguant qu’il n’avait pas, durant son quinquennat, remis en cause ce principe. « C’est le placement d’épargne préféré des Français, avec 20 millions de contrats, il a besoin de stabilité et de visibilité », a-t-il rappelé dans les colonnes de l’hebdomadaire Investir-Le Journal des Finances.

 

Il exprime toutefois la volonté de lancer un débat sur l’imposition des produits d’épargne en vue d’améliorer le financement de l’économie. « Je pense qu’en tout état de cause, une réflexion sur la fiscalité de l’épargne dans sa globalité est nécessaire pour que l’épargne des Français, qui est abondante, contribue de manière optimale au développement économique de notre pays », a indiqué Nicolas Sarkozy.

 

… et de l’autre un souhait de revoir plus profondément l’imposition des revenus de l’épargne

De son côté, François Hollande milite pour une réforme de la fiscalité et s’il est élu, il sera difficile d’y échapper. Car le candidat prône un alignement de la fiscalité des revenus de l’épargne sur celle des revenus du travail, l’idée étant, par ailleurs, de faire en sorte que les fonds collectés au titre de l’épargne servent en partie au financement des PME.

 

Alors quelle fiscalité après le 6 mai 2012 ?

Parmi les pistes, en cas de rachat, une suppression du prélèvement forfaitaire libératoire pour les contrats de moins de 8 ans de détention serait envisagée. A la place, les intérêts feraient l’objet d’une imposition au barème de l’impôt sur le revenu. Au delà de 8 ans, les conditions d’imposition resteraient inchangées. Cette modification fiscale pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année dans le cadre d’une loi sur la sécurité bancaire… 

 

Mais difficile de savoir réellement ce qu’il en sera tant que le futur Président de la République n’aura pas été élu. Rendez-vous… après les élections !

 

 

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