Avec Solvency II, les actifs généraux des assureurs vie de la place s’orienteront progressivement vers du « tout obligataire ». Une des raisons qui militent pour que les assurés réalisent eux-mêmes leur diversification au sein de leur contrat d’assurance vie ou de capitalisation.

 

L’assurance vie représente 69 % du flux des placements financiers des ménages français et 13 % de leur patrimoine global. C’est de loin le premier placement financier choisi par les Français. L’assurance vie en euros, en particulier, qui combine sécurité du capital et performance « cliquetée chaque année » représente 84 % de l’encours total des placements en assurance vie.

 

Cependant, alors que jusqu’à présent les actifs généraux des compagnies vie comportaient une part significative de diversification via une proportion d’investissements en actions et en immobilier, les spécialistes anticipent encore un renforcement des investissements des sociétés vie en placements obligataires.

 

En effet, la directive européenne Solvabilité II, adoptée en 2009, et entrant en application dès janvier 2013, va réformer les règles garantissant la solvabilité des sociétés d’assurances en pénalisant pour les compagnies d’assurance les placements en actions.

 

Dès lors, pour les assurés qui ne souhaiteraient pas, via les fonds en euros, être uniquement investis en produits de taux, il peut être intéressant , toujours au sein du même contrat d’assurance vie, de diversifier les placements en souscrivant des unités de compte, en complément du socle solide du fonds en euros.

 

Les solutions de diversification sont nombreuses, certaines pouvant être réalisées avec une dose de risque très maîtrisée pour un rendement intéressant ce qui peut être à étudier en période de forte incertitude comme celle que nous traversons.

 

Le tout est de déterminer pour chaque investisseur quelle est la dose de risque acceptable (notamment en analysant le risque supportable de perte en capital ) en fonction de la performance recherchée et du temps c’est-à-dire de l’horizon de placement dont il dispose.

 

Schématiquement ces placements se divisent en trois grands groupes :

 

  • Des supports actions thématiques ou géographiques : ils permettent de dynamiser l’épargne avec des supports actions corrélés à un indice de référence.
    Les gérants des ces fonds seront jugés sur leur capacité à battre leur indice de référence (CAC 40 pour la France, Eurostoxx 50 pour l’Europe, etc…).
  • Des supports flexibles offrant une certaine protection en période de turbulence des marchés boursiers. Ces supports, faiblement volatils, sont en général investis librement dans différentes classes d’actifs répartis sur plusieurs zones géographiques de manière à bénéficier des hausses des marchés financiers et amortir les périodes de baisse.
    Un des objectifs essentiels du gérant est de toujours surveiller le taux de volatilité du fonds, qui doit rester contractuellement en deçà d’une certaine valeur.
  • Des supports temporaires en unités de compte : sur des horizons de 3 à 8 ans, ces supports proposent généralement une promesse de rendement au terme avec soit une garantie du capital à l’échéance, soit une protection du capital investi.

 

Enfin, le choix du type de fiscalité (assurance vie ou capitalisation) à associer à cette allocation est également un élément important pour optimiser cette stratégie d’investissement selon vos objectifs.

 

 

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