Pour conserver son triple A, la France doit faire des économies. Les deux plans de rigueur annoncés en août et novembre 2011 par le gouvernement ont donc mis les Français à contribution.  Quelles en sont les conséquences pour vous ? Tour d’horizon.

 

Après un premier plan de rigueur annoncé le 24 août, qui prévoyait 1 milliard d’euros de réduction des déficits publics dès 2011 et 11 milliards pour 2012, ce qui paraissait plutôt timide par rapport aux enjeux, le gouvernement a annoncé un second plan de rigueur le 7 novembre dernier. Entre de nouveaux prélèvements et de nouvelles économies, ce nouveau plan représente un effort supplémentaire de 17,4 milliards d’euros, dont 7 milliards dès 2012. Un plan qui, selon François Fillon, devrait permettre à terme d’économiser près de 65 milliards d’euros d’ici 2016.

 

Des impôts en plus dès 2011

Dans le cadre du plan de rigueur du 24 août 2011, certaines mesures vous touchent en tant que contribuable, et épargnant. Parmi les principales mesures :

  • l’instauration d’une contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus,
  • une hausse de 1,2 % des prélèvements sociaux sur les revenus du capital tels ceux de l’assurance-vie,
  • la modification des abattements en matière de plus-values immobilières… 

 

Certaines mesures ont très rapidement pris effet, comme l’augmentation des prélèvements sociaux au 1er octobre 2011, dans le cadre d’une loi de finances rectificative pour 2011. D’autres ont été intégrées dans les lois de finances pour 2012.

 

Encore plus de prélèvements avec le second plan

Parmi les mesures du second plan annoncé en novembre, figurent le gel du barème de l’impôt sur le revenu pour les années 2012 et 2013 (impôt sur le revenu concernant donc les années 2011 et 2012). Même chose pour le barème de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ainsi que pour les tarifs et abattements en matière de droits de succession et de donation.

 

Par ailleurs, le taux de prélèvement forfaitaire libératoire est porté de 19 à 21 % pour les dividendes et à 24 % pour les produits de placements à revenus fixes. Dans ce lot de mauvaises nouvelles, signalons que l’assurance-vie n’est pas touchée (sauf au titre des prélèvements sociaux).

 

L’immobilier n’échappe pas non plus à l’austérité puisque les niches fiscales sont à nouveau rabotées de 15 % (Scellier, Censi-Bouvard, Malraux…). Autre disposition, la TVA à taux réduit applicable par exemple aux restaurateurs et aux travaux d’économie d’énergie, notamment, passe de 5,5 % à 7 %. A noter aussi, que la réforme des retraites, qui prévoyait un âge légal de départ à 62 ans en 2018, sera avancée d’un an.

 

Assurément, compte tenu de l’ampleur de la crise en cours, nous entrons dans une ère d’austérité budgétaire et de rigueur fiscale accrue, et il existe peu de solutions d’épargne permettant d’y échapper. Si ce n’est, par exemple, détenir un contrat d’assurance-vie, pour le moment épargnée par les différents plans de rigueur.
 

 

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