Besoin de liquidités pour faire face à un imprévu, envie de changer de voiture, de réaliser des projets (travaux, achat d’un bien immobilier)… les épargnants ont souvent recours à l’emprunt pour y répondre. Il est donc important de définir son taux d’endettement qui correspond à la part du revenu disponible consacré au remboursement des différents prêts souscrits.

 

Le taux d’endettement est le rapport entre les charges mensuelles de ces emprunts et le revenu disponible. S’il n’y a pas de règle officielle, il est communément admis de ne pas allouer plus d’un tiers (33%) de son revenu au remboursement de ses crédits. Car, dans un patrimoine financier équilibré, il est important de maîtriser son taux d’endettement. La question est donc de savoir quelle part de l’épargne constituée il est possible d’utiliser pour autofinancer ces investissements.

 

Utiliser l’assurance-vie avec l’avance

En fonction des montants nécessaires, il est bien sûr possible de puiser dans son Livret A, LDD ou encore de vendre des valeurs mobilières (actions, obligations, OPCVM). Mais l’assurance vie peut aussi être mise à contribution. Certains contrats d’assurance sur la vie peuvent prévoir une faculté d’avance. L’avance est assimilable à un prêt consenti par l’assureur au souscripteur. En général, l’avance est limitée à 80 % de l’épargne investie  pour les contrats en euros et à 60 % pour les contrats en Unités de Compte. L’avance n’entame pas le montant de l’épargne constituée quant à sa valorisation et elle n’est pas fiscalisée.

 

Comme les autres formes de crédit, l’avance a un coût (lié à des taux d’intérêt), qui est le plus souvent égal au taux moyen des emprunts d’Etat, majoré d’un point. Les taux pratiqués sont donc avantageux et inférieurs à ceux appliqués aux crédits à la consommation. Quant au remboursement, il doit intervenir dans un délai de trois ans qui peut être prorogé tacitement. Si ce n’est pas le cas avant le terme du contrat, l’assureur prélèvera du capital assuré le montant correspondant. L’avance est donc sans risque, le contrat faisant office d’assurance. Dans le cadre d’un financement immobilier, l’avance peut se prêter assez bien à un besoin de crédit relais.

 

Une autre option possible : le rachat (ou retrait)

Le rachat (partiel ou total), ou le retrait, est une autre option proposée par l’assurance-vie en cas de besoin de liquidités. Il permet au souscripteur d’obtenir, avant l’échéance de son contrat, le versement partiel ou total du capital.

 

A savoir : Le rachat total entraîne la clôture du contrat d’assurance vie.

 

En cas de rachat, les sommes retirées ne génèrent plus d’intérêt. Il est bien sûr possible de faire de nouveaux versements ultérieurement.

 

Autre différence : la fiscalité. Un retrait comprend le capital versé et les intérêts. Seuls ces derniers sont imposés soit en les intégrant à la déclaration de revenus, soit en appliquant le prélèvement forfaitaire libératoire qui diminue en fonction de l’ancienneté du contrat. S’ajoutent, quel que soit l’option retenue, les prélèvements sociaux.

 

Au préalable à tout rachat ou retrait, il est recommandé d’en déterminer le coût fiscal et de préférer, parfois, eu égard à l’ancienneté du contrat une autre source de financement de ses investissements.

 

L’assurance vie est souvent souscrite dans une optique de transmission et de valorisation de son patrimoine financier. Mais il faut savoir qu’on peut utiliser les montants qui y sont placés pour autofinancer ses investissements, notamment immobiliers.

 

 

 

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