Les obligations convertibles sont une classe d’actifs à part entière proposée par un nombre encore relativement restreint de sociétés de gestion. Ainsi, sur les 287 sociétés de gestion françaises du périmètre Europerformance, seulement 49 entités proposent des fonds d’obligations convertibles.

 

Cette classe d’actifs progresse régulièrement : le marché français enregistre depuis deux ans des souscriptions assez importantes et régulières, avec 1,2 milliard d’euros en 2013 et 1,1 milliard d’euros sur les 6 premiers mois de l’année 2014.

 

Une obligation convertible : de quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une obligation qui vous donne la possibilité d’être échangée contre des actions à des conditions qui auront été prédéterminées, entre autres le prix de sa conversion ainsi que sa parité.

 

Les obligations convertibles permettent ainsi de s’associer au développement d’une société en prenant des risques plus limités qu’en acquérant les actions équivalentes.

Si le cours des actions de la société progresse, celui des obligations convertibles tend à s’apprécier.

 

Mais si l’action chute, le caractère obligataire de la convertible prend le dessus (on dit que « le parachute s’ouvre »). Son cours s’établit à un prix-plancher en rapport avec le taux en vigueur sur le marché des obligations.

 

En somme, l’avantage pour l’investisseur est de bénéficier des 2 volets :

 

  1. Le volet action :

Convertible en permanence en action, l’obligation convertible met son porteur dans une situation comparable à celle de l’actionnaire. Son cours suit, dans une certaine mesure, celui de l’action en cas de hausse et, au moment de la conversion, le propriétaire de ce titre aura réalisé une plus-value, sans avoir pris les mêmes risques.

 

  1. Le volet obligataire :

Le porteur d’une obligation convertible est un créancier de la société émettrice avec tous les avantages que cette situation offre. Sauf faillite de la société, il est assuré :

  • d’un remboursement à un prix déterminé à l’avance
  • de la perception d’un coupon régulier, fixé lui aussi, dès l’émission.

 

Par conséquent, le porteur d’une obligation convertible – comme celui de toute obligation – connaît à tout moment le risque qu’il assume. Dans l’hypothèse la plus basse, le cours de son obligation tombera au niveau que lui assigne sa valeur actuarielle et, à l’échéance, elle sera remboursée au prix convenu (le plancher obligataire).

 

Quels sont les avantages et les inconvénients des obligations convertibles ?

Les obligations convertibles sont donc intéressantes dans le sens où elles permettent de profiter d’une partie de la hausse des marchés actions, sans en supporter tous les risques inhérents.

 

En s’appuyant sur l’étude réalisée par Edmond de Rothschild, on s’aperçoit que, sur des périodes d’investissement de 1 an depuis 1995, les obligations convertibles vont parvenir dans l’ensemble à capter plus de 70% de la hausse des actions et seulement 40% de leur baisse.*

 

On constate également que, plus la durée d’investissement s’allonge, plus cette tendance va en s’améliorant. Ainsi, si vous conservez votre investissement durant au minimum 4 années, on constatera que les obligations convertibles vont connaître, en règle générale, une performance positive et ceci quelles que soient les tendances du marché actions. Les obligations convertibles vont parvenir à maintenir plus de 70% de leur phase haussière.**

 

En revanche, par rapport à une obligation classique, une obligation convertible offre un rendement moindre : le manque à gagner se situe au niveau du taux d’intérêt servi qui est plus faible  dans le cas de l’obligation convertible. La différence de rendement – toutes choses égales par ailleurs – est le prix attaché à la possibilité de pouvoir convertir en actions.

 

En somme, l’obligation convertible est :

  • une panacée pour les uns, parce qu’elle offre des paramètres de sécurité qu’une obligation peut offrir, joints aux perpectives de gain d’une action
  • un titre hybride pour les autres, qui rapporte moins qu’une obligation classique et progresse moins qu’une action dans les phases haussières.

 

Pour une clientèle à la recherche d’une performance n’impliquant pas le franchissement d’un certain niveau de risque, elle s’apparente plutôt à la 1ère catégorie, permettant d’approcher les actions avec la relative prudence inhérente à la classe obligataire.

 

Le contexte est-il aujourd’hui favorable aux obligations convertibles ?

Le contexte le plus favorable pour les obligations convertibles est celui où :

  • les taux d’intérêt sont orientés à la baisse : à l’instar des obligations classiques, une baisse des taux provoquera une appréciation du cours des obligations convertibles
  • et les marchés actions sont orientés à la hausse : la progression des marchés actions entraînera dans son sillage celle des obligations convertibles.

 

Cependant, les taux étant aujourd’hui assez bas et les marchés actions ayant connu de belles progressions, le contexte actuel est-il favorable à un investissement en obligations convertibles en zone euro ?

 

En ce qui concerne les taux, ceux-ci  sont effectivement à des niveaux historiquement faibles, mais pour le moment les Asset Managers n’envisagent ni une remontée imminente, ni un relèvement brutal.

 

Les anticipations générales prévoient que les taux d’emprunt des principaux gouvernements européens évoluent autour de leur point bas au cours des prochains mois, dans un contexte de reprise économique modeste en zone euro. Il est vrai qu’à horizon 1 an, une légère remontée des taux longs est anticipée, portée par un retour de la croissance économique en zone euro, mais ce mouvement devrait être très progressif.

 

En outre, les fondamentaux des entreprises sont plutôt bons. Il n’y a pas de raison qu’une crise de confiance s’installe et les oblige à payer des taux plus élevés pour pouvoir emprunter.

Par ailleurs il existe des obligations convertibles dont les durations moyennes des titres en portefeuille est faible. Celles-ci sont en particulier beaucoup  moins sensibles aux variations de taux d’intérêt que des obligations plus longues.

 

Concernant le volet actions, même si les fondamentaux sont bons, le redémarrage de la croissance des bénéfices tarde à se matérialiser en zone euro. Il n’en reste pas moins que les marchés anticipent une amélioration de la profitabilité en 2014 et 2015 et des bonnes perspectives à horizon 1 an.

 

Bien que chères, les actions restent toujours attractives par rapport à toutes les autres classes d’actifs.

 

En synthèse, les obligations convertibles sont intéressantes pour leur côté hybride et leur fonctionnement avec deux moteurs.

 

Cette classe d’actifs a l’avantage d’être complémentaire aux autres unités de compte : en diversification des supports actions, elle permet d’abaisser le niveau de risque global pris sur un portefeuille action pure.

 

 

* Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Ces données sont communiquées à titre indicatives. Document promotionnel, sans valeur contractuelle

** Sauf faillite de l’émetteur

Risques associés aux Obligations Convertibles :

  • de crédit (une éventuelle dégradation de la signature de l’émetteur peut avoir un impact négatif sur le cours du titre)
  • lié à l’investissement dans des obligations convertibles : la valeur des obligations convertibles dépend de plusieurs facteurs : niveau des taux d’intérêt, spreads de crédit, évolution du prix des actions sous-jacentes, évolution du prix du dérivé intégré dans l’obligation convertible. Ces différents éléments peuvent entraîner une baisse de la valeur liquidative de l’OPCVM
  • actions : si les actions sous-jacentes des obligations convertibles et assimilées, les actions détenues en direct dans le portefeuille ou les indices, auxquels le portefeuille est exposé, baissent, la valeur liquidative baissera
  • de capital : il n’existe pas de garantie en capital
  • de volatilité : fait partie intégrante des « obligations convertibles », il se situe sur un niveau proche de celui de l’indice de référence

Avant de prendre une décision d’investissement, l’investisseur doit tenir compte notamment de sa situation personnelle, de ses besoins de liquidité, de la composition de son patrimoine, de son aversion au risque, de son horizon (moyen/long terme) et de ses objectifs d’investissement…

Tout investisseur doit prendre connaissance avant tout investissement du document d’information clé de l’investisseur (DICI) de l’OPCVM.

 

 

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