Encore peu connus, les fonds dits « datés » sont investis dans des obligations d’entreprises, arrivant toutes à terme avant une date déterminée. Avec ces fonds, l’investisseur peut espérer un rendement élevé avec une prise de risque limitée, due à la diversification du portefeuille obligataire. De nouveaux produits rendus encore plus intéressants en cette période de taux obligataires élevés. A découvrir…

 
Quel pourrait être le placement idéal de l’investisseur, son Graal en quelque sorte ? Un placement très rémunérateur durablement, sans risque, parfaitement liquide, à quoi il convient d’ajouter, pour être complet, faiblement fiscalisé…

 

Le placement idéal n’existe pas

Inutile de dire qu’il s’agit d’un mythe. Dans le monde réel de la finance, toutes ces caractéristiques ne se retrouvent pas ensemble dans un même produit financier ! Même si l’inventivité des financiers peut parfois faire des merveilles… Certains placements peuvent s’en approcher temporairement, et offrir une rémunération satisfaisante pour une prise de risque très limitée. Rappelons-nous les fameuses SICAV monétaires d’il y a 20 ans, et leur rendement annuel de 10% (avec une inflation certes bien plus élevée qu’aujourd’hui). Beaucoup plus près de nous, les fonds euros des contrats d’assurance-vie… dont la rémunération a maintenant bien fondu !

 

Les avantages des fonds flexibles

Actuellement les fonds flexibles peuvent être une bonne approche, face à des marchés financiers aussi volatils qu’incertains. Ces fonds ont pour caractéristique essentielle de s’affranchir d’un marché spécifique (d’où leur dénomination de « flexible »). Ils se portent ponctuellement sur des secteurs et des types d’actifs présentant des marges de performance : leur allocation d’actifs évolue selon les convictions du gérant. Chaque fonds flexible a bien sûr ses objectifs de gestion propres, et donc une approche du couple rendement/risque particulière.

 

Dans tous les cas, l’idée est que la latitude de gestion laissée au gérant du fonds permet d’obtenir autant que possible une performance « pure », c’est-à-dire décorrélée d’un marché particulier. Les fonds flexibles sont maintenant très largement diffusés et font pleinement partie de l’univers de la gestion collective, où ils ont d’ailleurs pris une position de premier plan.

  

Du nouveau avec les fonds « datés »

Venons-en à des produits financiers beaucoup moins connus, voire confidentiels malgré leur grand intérêt… les fonds dits « datés ». Ces véhicules encore appelés « à échéance » sont investis en obligations d’entreprises, dont les taux de rendement sont actuellement très élevés. C’est là leur premier atout.

 

Le deuxième atout tient à leur nature de fonds dit « daté », à savoir constituer un portefeuille d’obligations qui arrivent toutes à terme avant une date déterminée (l’échéance donc, soit actuellement dans 4, 5 ou 6 ans selon les fonds).

 

Ces deux caractéristiques permettent à l’investisseur d’espérer un rendement annuel de 5 à 6%, voire plus, pendant la période correspondante. La prise de risque reste limitée dans la mesure où le portefeuille obligataire est largement diversifié (plusieurs dizaines de lignes, judicieusement choisies par la société de gestion). Les fonds datés profitent par ailleurs d’une conjoncture historiquement exceptionnelle de taux obligataires élevés, qui pourrait ne pas durer.

 

Si les fonds datés vous intéressent et que vous pouvez rester investi durant les années qui viennent, c’est maintenant qu’il faut agir ! Afin de bénéficier d’une fiscalité plus clémente, intéressez-vous à des fonds logés dans un contrat d’assurance-vie, ou, plus pointu, dans un contrat de capitalisation (pas de dénouement systématique en cas de décès).

 

 

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