Un de vos proches vous a légué une somme d’argent ? Vous vous demandez comment la faire fructifier ? Quelques conseils pour vous guider.

 

Il existe toutes sortes de façons de placer un patrimoine financier. Si vous n’avez pas réellement d’épargne, rien ne vous interdit de placer la somme en question sur un livret A ou un livret de développement durable (LDD). Un bon premier réflexe pour se constituer une épargne de précaution, d’autant que ces livrets ont vu leur plafond de dépôt récemment augmenter, passant de 6.000 à 12.000 euros pour le LDD à l’automne 2012 et de 19 125 euros à 22 950 euros pour le livret A, depuis le 1er janvier 2013.

 

Mais, si la rémunération de cette épargne est nette d’impôt, elle reste peu motivante : 1,25 % seulement (depuis le 1er août 2013), surtout quand l’inflation amenuise ce rendement. Si la somme héritée est bien supérieure à ce niveau, vous avez peut-être intérêt à envisager d’autres types de placement.

 

Pourquoi pas un contrat d’assurance-vie ?

L’assurance-vie séduit car elle permet de répondre à deux préoccupations majeures : la retraite et la transmission patrimoniale, le tout avec un cadre fiscal attractif. Des préoccupations qui ne sont d’ailleurs pas l’apanage des plus âgés. Une enquête réalisée récemment par la FFSA a révélé que les souscripteurs sont de plus en plus jeunes. Depuis 2001, leur âge moyen a chuté de trois années, grâce à une présence accrue des moins de 30 ans. Pour un tiers des épargnants, même chez les plus jeunes et quelle que soit la catégorie socioprofessionnelle, il s’agit de se constituer un complément de revenu pour la retraite.

 

A partir de 40 ans, les souscripteurs en font même un objectif prioritaire. Plus âgés, ils s’attachent à transmettre leur patrimoine dans les meilleures conditions. Quoi qu’il en soit, l’assurance-vie constitue un bon outil mais, selon que vous voulez vous constituer un capital, valoriser une épargne, compléter vos revenus au moment de la retraite ou encore transmettre un capital, certains produits sont plus adaptés que d’autres. D’où la nécessité de se faire conseiller par son conseiller en gestion de patrimoine.

 

Acheter de l’immobilier ?

Au regard des performances actuelles de la bourse, l’immobilier figure plus que jamais comme une « valeur refuge ». Et il est certain que la sécurité du placement reste la motivation première des investisseurs.

 

Si vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale, songez par exemple à réaliser un investissement locatif, soit en direct en achetant un petit logement que vous louerez, par exemple à des étudiants, ou alors en parts, par le biais de SCPI (Société civile de placement collectif) ou d’OPCI (Organisme de placement  collectif en immobilier).

 

Si vous disposez de 100.000 à 150.000 euros, vous pourrez trouver un petit logement dans le centre d’une grande ville (sauf Paris). Si votre héritage est plus modeste et que vous ne souhaitez pas vous impliquer dans la gestion du bien, la « pierre papier », tel qu’elle est proposée par les SCPI ou les OPCI, est plus appropriée.

 

Dans l’ensemble, l’immobilier en direct rapporte 3 à 4 % environ, tandis que l’immobilier en parts est autour de 5 %. Un conseil si vous choisissez l’immobilier physique : vérifiez toujours que l’emplacement de votre bien est de premier ordre et que le marché locatif du secteur est dynamique.

 

 

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