Bien gérer son patrimoine implique une prise de décision permanente. Il faut tenir compte en continu des aléas et de toutes les règles ayant une incidence sur son cadre de vie, son niveau de vie et son « autonomie de vie ». L’un de ces aléas repose sur la certitude actuelle que les clés de rendement de long terme vont évoluer. Et si la vie elle-même nous offrait ce rendement ?


La fin d’un match entre rente et capital ?

Une rente, c’est avant tout un pari sur sa propre vie.  Mais c’est aussi une rentabilité de son épargne connue d’avance, et qui chaque année évolue à la hausse ! Condition préalable : il faut bien sûr consacrer définitivement (aliénation) à cette rente le capital qui la détermine. Mais pour accéder à un bon niveau de vie, le contexte actuel ne permettrait-il pas de désacraliser ce match permanent entre rente et capital ?

 

Faire confiance à son espérance de vie peut en effet être la solution : celle-ci détermine un taux de rente qui permet ce que d’autres supports financiers ne peuvent pas organiser, c’est-à-dire offrir une clé de rendement de long terme. Imaginez que vous puissiez savoir à l’avance combien votre épargne vous rapportera dans 20 ans ! C’est possible grâce à l’outil de rente viagère à taux déterminé à chaque versement, déjà proposé au travers de certaines solutions d’épargne.

 

Asseoir un rendement progressif de son épargne, est-ce possible aujourd’hui ?

Techniquement, oui, car une rente ne peut baisser sauf en cas d’évolution d’une fiscalité qui deviendrait davantage confiscatoire. La rente aurait dans ce cas un avenir radieux, et pourrait prendre le relais de la sécurité que nous offrent les fonds en euros, mais dont les rendements vont probablement continuer à s’effriter de façon durable.

 

Et si demain nous choisissions un taux de rente et un taux de rentabilité ? Aujourd’hui, il est possible de choisir l’un ou l’autre, mais pas les deux.

 

Une évolution des stratégies d’épargne ?

Il y aurait dans ce cas une inégalité de traitement organisée et convenue entre actifs et retraités. Le taux offert à un actif serait nettement moins attractif que celui offert à un senior : le mode de calcul d’une rente prend en effet l’espérance de vie comme premier critère pour en déterminer son montant.

 

Mais chaque actif étant un futur retraité en puissance, ce que l’âge en activité ne permet pas d’obtenir pourrait dans ce cas profiter en fin d’activité, c’est-à-dire au démarrage de sa retraite.
Aujourd’hui, les solutions financières sont souvent orientées vers un choix dual :

  •  capitalisation et/ou assurance-vie ?
  •   euro et/ou unités de comptes ?
  •   court terme et/ou long terme ?
  •   épargne et/ou prévoyance ?
  •   immobilier et/ou marchés financiers ?

 

Demain, on pourrait donc assister progressivement à l’apparition d’un match de rendement à 3 variables, ou 3 composantes :

  • Intérêts – Rente – Capital

 

Si ces hypothèses se confirment, la stratégie d’épargne long terme pour les actifs et pour les retraités de demain n’est-elle pas en train de vivre une véritable (r)évolution ?

 

Des fondamentaux inchangés

L’avenir de l’épargne longue est et restera toujours une succession de choix de supports, d’arbitrages, de réallocations, puis de véhicules de transmission. Mais pour la question déterminante des solutions de sortie, le panachage pourrait devenir une quasi-obligation. Il ne s’agirait donc plus de déterminer comment choisir le meilleur rendement pour son épargne, mais comment construire celui-ci grâce, en partie, à soi-même.

 

Alors, l’espérance de vie l’emportera-t-elle sur le rendement de long terme ?
Qu’en pensez-vous ?

 

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