Préparer, le plus tôt possible, le financement de sa retraite est essentiel. Près des deux tiers des Français estiment que leur pension de retraite ne couvrira pas leurs besoins financiers.

 

Comment agir aujourd’hui pour compléter au mieux ses futurs revenus de retraité ? Sur longues périodes, les actions offrent le meilleur rendement : 12,2 %* de rendement annuel moyen sur 30 ans (1984-2014).

 

Mais quelles formes d’investissement mobilier retenir ? Quelles enveloppes fiscales privilégier ? Peut-on miser sur le potentiel de performance des actions tout en cherchant à minimiser les risques ?

 

Une solution financière adaptée tiendra compte de la situation personnelle et professionnelle de l’épargnant, de son niveau d’imposition fiscale, de son degré d’appétence au risque et enfin, bien sûr, de la durée prévisible de l’investissement.

 

 

Les types d’investissement

 

– Les actions en direct :

Réservées à l’épargnant averti, on les trouve dans de rares contrats d’assurance vie au sein de comptes-titres ou mieux de PEA à privilégier en raison d’une fiscalité particulièrement avantageuse.

Selon la situation des marchés, le choix pourra se porter sur des actions cycliques (entreprises sensibles aux cycles économiques de par leur secteur d’activités tels que l’automobile ou le luxe), des actions défensives (entreprises de la grande distribution, de la santé, de l’énergie, moins sensibles à priori aux soubresauts de l’économie), des actions de croissance (avec des entreprises solides et fortes sur leurs marchés, c’est la plus-value qui est escomptée), ou encore des actions de rendement (assortis de dividendes élevés).

 

– Les SICAV, FCP ou FCPE :

C’est la forme exclusive d’investissement, au sein des purs produits de retraite (PERP, PERCO, Article 83, Madelin) et de la majorité des contrats d’assurance vie. Ces supports en unités de compte** sont bien sûr plus ou moins investis en actions.

On les retrouve aussi au sein du PEA, investis au moins à 75 % en actions de la zone euro. La palette des supports en unités de compte est large : supports globaux, supports sur zones géographiques, actions thématiques (santé, immobilier, développement durable, …)

 

Les modes de gestion

 

Investir dans des actions ou des fonds « actions », dans le but de valoriser son patrimoine à terme, impose de faire les bons choix. Différentes possibilités s’offrent à l’épargnant.

 

– La gestion libre (actions en direct et OPCVM au sein de tous les produits) :

Gérer seul les actifs de son contrat est réservé à l’investisseur doté tant de connaissances financières et que de la disponibilité nécessaire pour un suivi régulier du portefeuille et la réalisation des arbitrages nécessaires.

Le détenteur d’une assurance vie récente, peut s’appuyer sur les options de son contrat pour « encadrer » la gestion des actifs. Il pourra s’agir de l’option « d’investissement progressif » pour moyenner le prix d’achat et lisser le risque, de l’option de « sécurisation des plus-values » ou encore de l’option dite « moins-value relative » qui, au contraire, met fin à un investissement si ce dernier atteint un niveau de dépréciation préétabli.

 

– La gestion pilotée pour les produits retraite :

Le but est d’optimiser le rendement de l’épargne en fonction de l’horizon de placement (date probable de départ à la retraite) puis de limiter progressivement la prise de risque. Les cotisations sont automatiquement réparties selon une allocation prédéterminée (fonction du profil investisseur retenu) sur différents supports financiers diversifiés.

Le principe de la gestion pilotée implique 3 périodes successives : la période d’accumulation avec un investissement majoritaire en supports risqués de type actions, la phase de désensibilisation progressive des risques vers des produits de taux obligataires, la phase de stabilisation de tout le capital acquis par le renforcement d’une position monétaire sécuritaire.

 

– La gestion à horizon pour les produits retraite :

Le but poursuivi est le même que celui de la gestion profilée mais le principe et les moyens diffèrent. Tant les cotisations que l’épargne déjà constituée sont réparties de manière automatique entre les différents fonds (dont les supports de type actions).

La répartition est réalisée en fonction de la durée restante jusqu’à la date prévue de la retraite. Plus on approche de la retraite, plus la pondération des fonds les plus sécuritaires augmente. C’est la désensibilisation au risque de l’épargne !

 

– Le mandat de gestion pour l’assurance vie et le PEA (actions en direct ou OPCVM) :

Par l’intermédiaire d’un contrat, l’épargnant délègue la gestion de ses valeurs mobilières à un professionnel. Le mandat précise bien sûr également le type de gestion retenu en fonction du profil de risque de l’investisseur.

 

3 grandes catégories d’enveloppes fiscales existent

 

– Les contrats de retraite supplémentaires mis en place par l’entreprise :

 

  • Les contrats à adhésion obligatoire, dits « article 83 » ou « à cotisations définies »
    Les cotisations sont versées par l’employeur. Un versement des salariés est envisageable, les cotisations étant alors déductibles des revenus dans une limite fiscale identique à celle du PERP. A la liquidation des droits à la retraite, le déblocage des fonds s’effectue exclusivement sous forme de rente viagère imposable comme les autres pensions.
    En bénéficier est une chance, l’entreprise concourant à compléter la future retraite de ses salariés.

 

 

  • Le PERCO (Plan Epargne Retraite Collectif)
    Les versements volontaires, la participation et l’intéressement cumulés ne doivent pas dépasser 25 % de la rémunération brute annuelle. L’abondement maximal de l’entreprise est fixé à 16% du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (jusqu’à 6 178,5 € en 2016), est pour le salarié exonéré de charges sociales (hors CSG et CRDS) et non imposable. C’est un avantage fiscal et social unique. La sortie du PERCO, nette d’impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux) peut s’effectuer en capital ou en rente viagère partiellement imposable.

 

 

– Les contrats de retraite à adhésion facultative :

 

  • Le PERP (Plan Epargne Retraite Populaire)
    Les cotisations versées sont déductibles dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l’année précédente (après abattement de 10 %) limités à 8 PASS de l’année précédente.
    S’il est possible de reporter sur 3 ans la part de déduction fiscale non utilisée, l’enveloppe fiscale du PERP est elle-même réduite des versements dans d’autres produits d’épargne retraite (pour le salarié ce sont essentiellement les cotisations employé et employeur article 83, l’abondement versé par l’employeur sur le PERCO, les droits affectés sur un CET, les sommes transférées par le salarié sur un PERCO en cas de monétisation des jours de congés non pris). Ce dispositif est plus particulièrement destiné aux contribuables imposés à une TMI supérieure ou égale à 30% !

 

 

  • Le contrat retraite Madelin pour les TNS (travailleurs non salariés)
    Réservé aux professions libérales, commerçants, artisans, et à certains dirigeants de société, ainsi qu’à leur conjoint, il permet dans des conditions fiscales très favorables de valoriser des supports actions sur le long terme. Les cotisations sont déductibles du revenu professionnel dans les limites suivantes : 10 % du bénéfice imposable de l’année en cours (limité à 8 PASS) + 15 % de la fraction du bénéfice imposable de l’année en cours (compris entre 1 et 8 PASS) OU 10 % du PASS de l’année en cours si ce montant est supérieur au précédent … soit un montant maximum de 71 439 € pour 2016 ! Le contrat Madelin ainsi que le PERP se dénouent, sauf cas particulier de déblocage anticipé, au moment du départ à la retraite par le versement d’une rente viagère fiscalisée, contrepartie de l’avantage fiscal initial.

 

– Les autres enveloppes

 

  • L’assurance vie
    Pas à proprement parler un produit retraite, elle remplit pourtant parfaitement l’objectif de constitution de revenus complémentaires à terme avec une palette souvent très large de supports en unités de compte et la fiscalité attractive des rachats. Lors de rachats sur un contrat de plus de 8 ans, seule la fraction des produits (après un abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple) est soumise à l’impôt sur le revenu ou à un taux forfaitaire de 7,5 %.
    A noter depuis 2014, en parallèle des contrats en euro traditionnels, le contrat « Euro Croissance » qui n’offre une garantie du capital qu’après 8 ans de détention mais permet à l’assureur un investissement plus marqué sur des supports dynamiques.

 

  • Le PEA
    Depuis l’alignement de la fiscalité du capital (dividendes, plus-values) sur celle du travail, valoriser un capital sur un compte titres et y effectuer des rachats en vue de compléter ses revenus à la retraite, n’est plus attrayant.
    Le PEA reste le meilleur refuge pour loger des titres européens (versements jusqu’à 150 000 €) en échappant intégralement à l’impôt après 5 ans de détention et après 8 ans, en sortant en rente défiscalisée hors prélèvements sociaux.

 

 

Voici posés quelques éléments de réflexion.

Alors agissez aujourd’hui pour construire vos revenus de demain, et place à l’action !

 

 

*Source : IEIF (Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière)

** la valeur des unités de compte n’est pas garantie mais est sujette à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers

 

 

A lire aussi sur le blog :

 

A lire également sur le site internet :