Tous les contribuables ont maintenant reçu leur feuille d’imposition et peuvent réaliser l’impact des dernières hausses d’impôt.

 

Malgré le plafonnement des niches fiscales à 10 000€, il existe des moyens de réduire la facture mais pour cela, il faut agir avant la fin de l’année.

 

Quelles sont les solutions que vous pouvez étudier pour réduire votre imposition ?

 

L’épargne retraite, une « tactique gagnante » pour alléger vos impôts tout en préparant votre retraite
 

  • Le PERP, pour profiter du levier fiscal

Une des solutions pour réduire vos impôts dès l’année prochaine consiste à ouvrir un PERP et à l’alimenter au plus vite. Et pour ceux qui en ont déjà un, y effectuer des versements complémentaires avant le 31/12/2014.

 

Le PERP permet de se constituer un capital pour pallier la perte de revenus à la retraite. En contrepartie d’une indisponibilité des sommes jusqu’à la retraite (excepté pour les cas de déblocage prévus par la loi), ce placement permet de déduire les versements annuels du revenu net global. Les cotisations peuvent en effet être imputées dans la limite du « plafond d’épargne retraite » indiqué sur votre dernier avis d’imposition. Il correspond à 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, retenus dans la limite de 8 fois le PASS 2013 (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), ou de 10 % du plafond si ce montant est supérieur soit, pour 2014, un montant maximum de 29 626 €.

 

Lors du départ en retraite, la sortie du PERP s’effectue soit en rente viagère pour la totalité de l’épargne, soit sous forme de capital dans la limite de 20 % de l’épargne constituée.

 

  • Le contrat Madelin, pour les professions indépendantes

Cousin du PERP pour les travailleurs non salariés (TNS), le contrat Madelin impose un minimum de versement annuel prévu contractuellement.

 

Le plafond de déduction fiscale est supérieur au PERP et s’établit à 10 % du bénéfice imposable, dans la limite de 8 fois le PASS, augmentés de 15 % du bénéfice imposable compris entre 1 et 8 PASS, soit 69 463 € de versements en 2014.

 

À la retraite, la sortie se fera sous forme de rente viagère.

 

L’immobilier, un choix payant

Une autre piste à envisager pour réduire vos impôts sans être touché par le plafonnement des niches fiscales consiste à se créer un déficit foncier en réalisant des travaux de rénovation dans un logement destiné à être loué non meublé.

 

En principe, les travaux se rapportant à un logement vacant ne sont pas déductibles mais lorsque vous les effectuez avant de le mettre en location, ou entre deux locataires, vous pouvez déduire les frais correspondants. Cela peut vous permettre -sous certaines conditions- de bénéficier d’un déficit foncier qui peut être imputé sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an (la fraction dépassant cette limite et les intérêts du prêt travaux éventuel sont imputables sur les revenus fonciers des dix années suivantes).

 

En clair, plus vous êtes fortement imposé, plus l’économie d’impôt apportée par ce déficit est importante. Ainsi, si vous êtes imposable dans la tranche marginale à 41 %, l’imputation d’un déficit de 10 700 € sur votre revenu global vous fera économiser 4 387 € d’impôt !

En revanche, tous les travaux ne sont pas déductibles. Seuls les travaux d’entretien, d’amélioration et de réparation le sont.

 

Le bien doit être loué rapidement pour une durée minimum : jusqu’à la fin de la troisième année suivant celle au titre de laquelle le déficit a été imputé (pas de location meublée).

 

Les FIP et les FCPI, un soutien à l’économie et à la création d’emplois

En choisissant d’investir dans des PME innovantes et/ou régionales, vous participez au financement de l’économie et pouvez contribuer à la création d’emplois. Ces placements bénéficient ainsi d’une incitation fiscale.

 

Alors que les FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) ont vocation à être investis dans des entreprises innovantes non cotées (dépenses de recherche importantes, produits ou techniques innovantes) à hauteur de 70 %, les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) sont destinés à des prises de participations minoritaires dans des PME de plus de 5 ans, appartenant au même bassin régional.

 

Les souscriptions réalisées avant le 31/12/2014 ouvrent droit à une réduction d’impôt* sur le revenu, à hauteur de 18% des versements effectués (hors frais) retenus dans la limite de 12 000 € pour une personne seule et de 24 000 € pour un couple marié ou pacsé, soumis à imposition commune.

 

Cette réduction d’impôt* sur le Revenu 2014 pourra donc atteindre 2 160 euros pour une personne seule et 4 320 euros pour un couple marié ou pacsé. Ces plafonds s’appliquent distinctement pour les FIP et les FCPI, les avantages fiscaux sont donc cumulables.

 

Destinés à des investisseurs ne présentant pas d’aversion au risque de perte en capital, les FIP et FCPI ne doivent pas représenter plus de 10% du portefeuille.

 

(*) Pour bénéficier de la réduction d’impôt, mais aussi d’une absence de fiscalité sur les gains et plus-values de cession, les parts doivent être conservées pendant 5 ans au moins à compter de la souscription. L’attention des investisseurs est attirée sur le fait que le bénéfice des différents dispositifs fiscaux présentés, dépendra du respect par ce produit de certaines règles d’investissement, de la durée pendant laquelle ils le détiendront et de leur situation individuelle.

 

 

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