Avec plusieurs centaines de milliards investis chaque année, l’assurance vie est le placement préféré des français. Paradoxalement, cette popularité ne l’empêche pas de rester relativement mal connu. Il existe même une véritable désinformation à son sujet, qui vient injustement ternir sa réputation. En voici la preuve avec sept idées reçues qui ont la dent dure.

 

La somme versée est bloquée pendant 8 ans

Il s’agit certainement de l’idée reçue la plus répandue. Pourtant, elle est loin de la réalité ! L’argent déposé sur un contrat d’assurance vie reste disponible à tout moment. Il faut simplement faire connaître son besoin de liquidité à l’assureur. Les capitaux demandés sont ensuite versés sous deux à trois semaines.

 

Néanmoins, il faut patienter 8 ans pour qu’un contrat d’assurance vie arrive à maturité fiscalement. Au-delà de cette période, les retraits deviennent plus avantageux et les gains ne sont prélevés qu’à 7,5% après un abattement de 4600€ pour une personne célibataire (9200€ pour un couple marié ou pacsé).

 

On ne peut détenir qu’un seul contrat d’assurance vie

Faux. Contrairement au livret A ou au PEL, la loi ne limite pas le nombre de contrats d’assurance vie pour une même personne.

 

Pour autant, cette disposition présente-t-elle un intérêt ? Oui, en particulier car les conditions de rendements diffèrent selon les contrats choisis. Ainsi, une stratégie intéressante peut consister à détenir un contrat monosupport, dont le capital est garanti, aux côtés d’un ou plusieurs contrats multisupports, qui permettent d’investir sur les marchés financiers.

 

L’assurance vie n’est utile qu’en cas de décès

Encore faux. Certes, l’assurance vie permet de préparer habilement sa succession en transmettant de manière avantageuse un capital. Cependant, elle est aussi un excellent moyen de constituer une épargne solide. Par exemple, pour compléter une retraite insuffisante. En effet, le capital obtenu peut servir à procurer des revenus réguliers (rachats partiels programmés). Il est même transformable en rente viagère.

 

Il y a une limite d’âge pour souscrire un contrat d’assurance vie

Non, mais en théorie seulement. En effet, la loi permet de souscrire un contrat d’assurance vie quel que soit son âge. En revanche, dans la réalité les demandes des épargnants les plus âgés peuvent être écartées. Pour information, la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) recommande même aux assureurs de ne pas accepter les demandes de souscription des personnes d’un « âge élevé » (à partir de 85 ans). Ceci tient au fait que qu’un contrat d’assurance vie est par nature aléatoire, car son exécution est fonction de la durée de la vie. En conséquence, un principe de précaution s’applique.

 

Il faut déjà avoir un certain âge pour s’intéresser à l’assurance vie

Toujours faux ! L’assurance vie est un placement qui répond à de nombreux objectifs d’épargne et convient donc à tout âge y compris aux mineurs ! Les sommes versées avant 70 ans sont exonérées de droits de succession, en plus de bénéficier d’une fiscalité avantageuse. Autre argument : plus la souscription est réalisée tôt, plus la durée d’épargne possible est importante.

 

Pour autant, passé 70 ans, l’assurance vie n’est pas dénuée d’intérêt : les primes versées après cet âge, dans le cas d’un décès, bénéficient d’un abattement de 30 500€. De plus, les intérêts générés par ces versements ne sont pas taxés.

 

L’assurance vie est réservée à une clientèle aisée

Certainement pas. Le mode d’épargne de l’assurance vie est très souple. Il est déterminé en fonction de vos objectifs. Le choix se fait entre une prime unique, des versements libres ou programmés dont les montants sont adaptés à vos capacités d’épargne. Les montants minimums requis varient néanmoins selon les assureurs.

 

L’assurance vie permet de déshériter ses proches

Non plus. Mais il est vrai que l’assurance vie est hors succession. Elle permet donc d’avantager la ou les personnes de son choix, mais dans la limite de la quotité disponible. De plus, si les héritiers s’estiment lésés, ils peuvent saisir la justice pour demander la réintégration des capitaux dans leur part de succession.

 

A lire aussi sur le blog :

 

A lire également sur le site :