Le contrat d’assurance vie multisupport, c’est un peu le couteau suisse de l’épargnant. Il peut faire beaucoup de choses : valoriser un capital selon des prises de risque et des styles de gestion fort différents ; servir de complément de retraite ; préparer sa succession de son vivant…

 

Toutes ces utilisations possibles, votre approche personnelle de la performance attendue des sommes versées (et donc du risque qui y est lié) font de la composition de votre contrat un point d’attention majeur.

 

Votre conseiller financier est là pour vous aider. Que pourra-t-il vous proposer ?

  • De placer une partie de vos avoirs sur le fonds €. Celui-ci est garanti certes, mais le rendement, année après année, perd de son attractivité.
  • D’affecter le solde disponible à une allocation personnalisée de portefeuille. C’est-à-dire une répartition, judicieuse, de vos avoirs entre différentes UC disponibles sur votre contrat.

 

Une unité de compte, une UC*, c’est tout simplement une sicav ou un fonds commun de placement, accessible via un contrat d’assurance vie.

 

Il en existe un grand nombre, et fort différents.

 

Sans prétendre se substituer aux conseils de votre conseiller habituel, essayons d’y voir plus clair, et de débroussailler un peu le terrain.

 

Les UC se regroupent par catégories. Celles-ci sont nombreuses. Intéressons-nous à 3 d’entre elles, qui, dans une grande majorité de cas, formeront une grille de lecture efficace en préalable à toute décision d’investissement.

 

Les UC structurées

Qu’est-ce qu’une UC structurée ? C’est un fonds qui, grâce à un montage financier assez complexe, propose 2 ou 3 choses assez simples : un objectif de rendement connu à l’avance, par exemple 6%. Ce rendement sera assorti de conditions, souvent qu’un indice boursier (par exemple l’Eurostoxx 50) soit au- moins égal à ce qu’il était un an avant au moment de la souscription.

 

Par ailleurs le capital investi est garanti, ou protégé… jusqu’à une certaine baisse importante de l’indice (par exemple -40%).

 

Qu’en penser ? Ces UC ont une réelle visibilité, et peuvent offrir une rémunération significative et une protection intéressante du capital Par contre, ils ont une durée de vie limitée à quelques années ; ce ne sont pas des UC pérennes.

 

… Et c’est un peu du quitte ou double : dans mon exemple ou 6%, ou rien.

 

Les UC dites « traditionnelles »

Dans ce cas de figure, le gérant est spécialisé et investit sur un marché bien particulier, par exemple celui des actions japonaises. La performance des sicav traditionnelles peut être élevée, leur volatilité aussi, et ceci est la condition de cela.

 

Et cette performance s’apprécie de façon relative … relative à l’indice de référence du marché boursier sur lequel est investie la sicav. Par exemple, le Nikkei 225 pour les actions japonaises. Et ainsi, si la performance de la sicav est, mettons, de 10% sur une année donnée, ce résultat sera considéré comme médiocre si le Nikkei sur la même période fait + 15%. A contrario si la sicav fait – 5% quand l’indice boursier fait – 10% c’est un excellent résultat !

 

Mais les épargnants préfèrent a priori une performance absolue, plutôt que relative.

 

Les UC flexibles, rencontrent un grand succès

Dans ce cas de figure, le gérant n’est pas investi sur un marché particulier, sur une classe d’actif particulière, mais peut faire varier son allocation de portefeuille tant d’un point de vue géographique (Europe, Etats Unis, Japon…), que par nature d’actif (actions, obligations, devises …). Il s’efforce en permanence de détecter, d’anticiper les sources de profitabilité et les foyers éventuels de perte … et il agit en conséquence.

 

L’idée, mais c’est bien sûr absolument impossible, ce serait d’être toujours positif. 

Les UC flexibles peuvent donner d’excellents résultats. Par contre, le gérant peut se tromper dans ses choix, ses anticipations. Et puis la gestion flexible, et c’est une autre limite, est une gestion contrainte, contrainte par un effort à court terme et permanent de protection du capital investi.

 

Comment construire son allocation de portefeuille ?

On le voit, ces 3 grandes catégories d’UC ont chacune leurs avantages, et aussi leurs limites.

 

Au moment d’opérer un choix d’allocation, le maitre-mot reste bien sûr la diversification, en ayant à l’esprit 2 données fondamentales :

  • D’une part votre situation personnelle, votre sensibilité personnelle au risque
  • D’autre part la durée prévisible de votre investissement

 

A côté des UC structurées qui offrent sur une période de temps déterminée un rapport rendement / risque qui pourra vous sembler attractif, on aura avantage à panacher UC flexibles et UC traditionnelles parce qu’elles ont des typologies de gestion différentes, et par là complémentaires.

 

Les UC flexibles ont une approche tactique, opportuniste, court-termiste, des marchés ; les UC traditionnelles ont une approche stratégique d’un marché particulier. Et plus votre horizon-temps est éloigné, plus la volatilité est acceptable et plus la pondération des UC traditionnelles, et notamment des UC actions, pourra être élevée.

 

 

* La valeur des Unités de Compte n’est pas garantie mais est sujette à des variations à la hausse ou à la baisse et dépend de l’évolution des marchés financiers.

 

 

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