L’âge est une donnée capitale pour déterminer la répartition de son patrimoine, et fonctionne par cycle. Même si les projets et les moyens financiers divergent selon les profils, à chaque étape de la vie, personnelle et professionnelle, correspondent des placements à privilégier et des décisions d’investissement à prendre.

 

 

A partir de la naissance

On peut commencer très tôt. Dès la naissance, les parents peuvent vous ouvrir un Livret A qu’ils pourront compléter avec un contrat d’assurance-vie et un « Livret jeune » réservé aux 12-25 ans. La période étudiante est généralement la moins propice pour épargner, car elle est souvent synonyme de faiblesse, voire d’absence, de revenus. Et si le jeune majeur décroche des « petits boulots », il est utile qu’il en consacre une partie, même minime, à l’abondement de ses livrets ou assurance-vie.

 

L’arrivée de la trentaine

C’est autour de la trentaine que les choses sérieuses commencent. Les premières années de la vie active doivent servir à constituer une épargne de précaution liquide et sécurisée (remplir les Livret A, LDD, supers livrets…) pour parer aux coups durs ainsi qu’aux coups de cœur. Ensuite, l’objectif est souvent l’achat d’une résidence principale. Compte tenu des prix de l’immobilier, se constituer un apport prendra plusieurs années. L’ouverture d’un PEL, s’il n’a pas déjà été fait, est une bonne solution. Il est possible de mobiliser les fonds rémunérés en guise d’apport et de bénéficier d’un taux d’intérêt garanti pour un prêt. Plus on commence jeune, mieux c’est. Etre propriétaire de son logement, c’est déjà préparer un peu sa retraite.

 

La période 40 à 60 ans

Arrive la période de maturité, entre 40 ans et 60 ans. C’est généralement la période la plus lucrative, celle où les revenus perçus sont les plus élevés. C’est celle aussi où les charges sont les plus lourdes (remboursement de l’emprunt immobilier, du crédit auto, éducation des enfants…), où il faut penser au financement des études des enfants… et bien sûr à sa retraite ! Pour cela, il ne faut pas hésiter à diversifier ses placements dans des valeurs mobilières, comme les Sicav ou FCP, qui pourront être placés dans un PEA ou un contrat d’assurance vie multi-supports, afin de dynamiser le rendement. Penser également à l’épargne salariale ou encore aux fonds à horizon, dont l’allocation est désensibilisée au fur et à mesure qu’on se rapproche de la retraite. Si possible s’intéresser aussi à l’immobilier locatif pour donner un coup de pouce aux enfants. Cela peut nécessiter un crédit. Dans ce cas, faire coïncider la durée du prêt avec le nombre d’années de vie active restant est un bon calcul.

 

La retraite

Sonne enfin l’âge de la retraite. Une période où, sauf accident, la résidence principale est payée. Il est temps de profiter, mais aussi de préparer sa succession…

 

 

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